Les dispositifs d’assainissement non collectif
L’assainissement non collectif est constitué d'un ensemble d’éléments destinés à assurer la dépollution des eaux usées domestiques des habitations non raccordées à un réseau public d'assainissement.
Prétraitement
En général, il s’agit d'une fosse septique et d’un bac dégraisseur ou d'une fosse toutes eaux suivie le cas échéant d’un pré-filtre qui assurent le prétraitement des eaux vannes (issues des toilettes) et des eaux ménagères (issues de la cuisine et la salle de bain)
Le bac à graisse
Situé en amont de la fosse toutes eaux, à moins de 2 m de l’habitation, il ne recueille que les eaux ménagères ou, si possible, seulement les eaux de cuisine. Il retient les huiles, graisses et flottants ainsi qu’une partie des matières lourdes. Cet appareil ne se justifie que dans le cas d’importants rejets de graisse ou lorsque la fosse toutes eaux est éloignée de l’habitation.
L’indispensable fosse toutes eaux
La fosse toutes eaux débarrasse les effluents (eaux usées collectées) des matières solides en favorisant la décantation de la matière organique (boues) et la flottation des graisses afin de protéger les drains des risques de colmatage.
Elle doit être munie d’au moins un tampon de visite étanche permettant l’accès au volume complet de la fosse lors des vidanges.
Le pré-filtre
Situé en aval ou incorporé à la fosse toutes eaux, il permet de retenir les grosses particules solides qui peuvent s’échapper de la fosse en cas de dysfonctionnement. Il permet alors d’éviter le colmatage du dispositif de traitement. Son installation est fortement conseillée. Elle est obligatoire dans le cas exceptionnel du traitement séparé des eaux vannes (fosse septique) et des eaux ménagères (bac à graisse).
![Ventillation [Cliquez pour agrandir]](upload/editeur/minis/ventilation.jpg)
Ventilation – Eviter les nuisances olfactives et protéger l’installation
La fosse génère des gaz, notamment l'hydrogène sulfuré, à l’odeur caractéristique d’œuf pourri, qui doivent être évacués par une ventilation efficace. Outre son odeur désagréable à faible concentration, l’hydrogène sulfuré s’avère très corrosif, il ronge très rapidement le béton. En conséquent, la ventilation située en aval de la fosse devra être située au dessus des locaux d'habitation et munie d'un extracteur statique ou éolien. Une ventilation doit également être installée sur le réseau de collecte des eaux usées à l’intérieur de l’habitation. La décompression engendrée évite aux siphons de se vider et ainsi aux odeurs de remonter dans l’habitation.
Filière de traitement – Protéger la ressource en eau
Après le prétraitement, le rejet en sortie de fosse est toujours très dangereux pour l'environnement (azote, matières organiques…) mais aussi pour la santé (pathogènes, virus…).
L'effluent doit donc subir une épuration, réalisée grâce à un épandage.
Suivant la nature du sol et les caractéristiques du lieu d’implantation et du bâtiment desservis, on met en place différentes filières.
La filière de traitement retenue doit permettre aux micro-organismes présents dans le sol de dégrader les matières organiques avant l’infiltration des eaux vers les nappes souterraines ou le rejet vers le milieu hydraulique superficiel.
La qualité minimale requise pour le rejet, constatée à la sortie du dispositif d'épuration sur un échantillon représentatif de deux heures non décanté, est de 30 mg par litre pour les matières en suspension (MES) et de 40 mg par litre pour la demande biochimique en oxygène sur cinq jours (DB05).
La présence de regards accessibles, au niveau du sol fini, facilitera la vérification et l’entretien périodique des différents dispositifs.
Vous trouverez le détail des différentes filières autorisées dans le Guide Pratique, édité par le SATESE 50.
Vous trouverez le détail des dispositifs agréés sur le site interministériel suivant
-http://www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr/